Jean 4, 14

mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »

mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »
Catéchisme de l'Église catholique
L’Esprit Saint est " l’eau vive " qui, dans le cœur priant, " jaillit en Vie éternelle " (Jn 4, 14). C’est lui qui nous apprend à l’accueillir à la Source même : le Christ. Or, il y a dans la vie chrétienne des points de source où le Christ nous attend pour nous abreuver de l’Esprit Saint :

La grâce du Christ est le don gratuit que Dieu nous fait de sa vie infusée par l’Esprit Saint dans notre âme pour la guérir du péché et la sanctifier : C’est la grâce sanctifiante ou déifiante, reçue dans le Baptême. Elle est en nous la source de l’œuvre de sanctification (cf. Jn 4, 14 ; 7, 38-39) :

L’homme de désir dit : " Je veux voir Dieu ". La soif de Dieu est étanchée par l’eau de la vie éternelle (cf. Jn 4, 14).
Pape Saint Jean-Paul II
«Une fois achevée l'œuvre que le Père avait chargé son Fils d'accomplir sur la terre (cf. Jn 17, 4), le jour de la Pentecôte, l'Esprit Saint fut envoyé qui devait sanctifier l'Eglise en permanence et procurer ainsi aux croyants, par le Christ, dans l'unique Esprit, l'accès auprès du Père (cf. Ep 2, 18). C'est lui, l'Esprit de vie, la source d'eau jaillissant pour la vie éternelle (cf. Jn 4, 14; 7, 38-39), par qui le Père donne la vie aux hommes que le péché avait fait mourir, en attendant de ressusciter dans le Christ leur corps mortel (cf. Rm 8, 10-11)»92.
Concile œcuménique
Une fois achevée l’œuvre que le Père avait chargé son Fils d’accomplir sur la terre (cf. Jn 17, 4), le jour de Pentecôte, l’Esprit Saint fut envoyé qui devait sanctifier l’Église en permanence et procurer ainsi aux croyants, par le Christ, dans l’unique esprit, l’accès auprès du Père (cf. Ep 2, 18). C’est lui, l’Esprit de vie, la source d’eau jaillissante pour la vie éternelle (cf. Jn 4, 14 ; 7, 38-39), par qui le Père donne la vie aux hommes que le péché avait tués, en attendant de ressusciter dans le Christ leur corps mortel (cf. Rm 8, 10-11). L’Esprit habite dans l’Église et dans le cœur des fidèles comme dans un temple (cf. 1 Co 3, 16 ; 6, 19), en eux il prie et atteste leur condition de fils de Dieu par adoption (cf. Ga 4, 6 ; Rm 8, 15-16.26). Cette Église qu’il introduit dans la vérité tout entière (cf. Jn 16, 13), et à laquelle il assure l’unité de la communauté et du ministère, il bâtit et la dirige grâce à la diversité des dons hiérarchiques et charismatiques, il l’orne de ses fruits (cf. Ep 4, 11-12 ; 1 Co 12, 4 ; Ga 5, 22). Par la vertu de l’Évangile, il fait la jeunesse de l’Église et la renouvelle sans cesse, l’acheminant à l’union parfaite avec son époux. L’Esprit et l’Épouse, en effet, disent au Seigneur Jésus : « Viens» (cf. Ap 22, 17). Ainsi l’Église universelle apparaît comme un « peuple qui tire son unité de l’unité du Père et du Fils et de l’Esprit Saint ».

L’apostolat que chacun doit exercer personnellement et qui découle toujours d’une vie vraiment chrétienne (cf. Jn 4, 14) est le principe et la condition de tout apostolat des laïcs, même collectif, et rien ne peut le remplacer.
Louis-Claude Fillion
Après avoir exposé les qualités négatives de l'eau vive qu'il se charge de fournir, Jésus en décrit positivement les avantages. L'image dont il se sert est d'une parfaite beauté : « qui saute », qui s'élance. Les eaux tendent, suivant un principe bien connu d'hydrostatique, à remonter jusqu'à leur niveau primitif. « L’eau qui jaillit des sources terrestres, quelle qu’en soit l’impétuosité, ne s’élève que de quelques pieds dans les airs. Mais ici sont creusés des puits qui, par une force surnaturelle, montent jusqu’au ciel lui-même, et jusqu’à la vie éternelle », Lampe, Comm. in h.l. Venues du ciel, elles veulent rejaillir jusqu'au ciel, et y transporter avec elles celui qui a le bonheur de les posséder au fond de ses entrailles. On comprend que, dans ces conditions, la soif soit étanchée pour toujours. Donc, « Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! », Is. 55, 1 et ss. Voyez plus bas, 7, 38, une autre parole analogue de Jésus; comparez aussi ce mot de Rabbi Méir : L'homme qui se livre avec affection à l'étude de la loi « est fait comme une source qui ne cesse jamais de jaillir, et comme une rivière qui va toujours augmentant ». Pirké Aboth, 6, 1.
Saint Théophylacte d'Ohrid
Car l'eau que je lui donnerai ira toujours en se multipliant ; les saints reçoivent, en effet, de la grâce, le principe et les semences des vertus, mais c'est à eux de les développer et de les faire croître par leurs travaux et par leurs efforts.
Saint Jean Chrysostome
A la question que lui fait cette femme : « Etes-vous plus grand que notre père Jacob ? » Jésus ne répond pas expressément : Oui, je suis plus puissant que lui, pour ne point paraître se glorifier lui-même, mais il le fait entendre en termes équivalents : « Jésus lui répondit : Quiconque boit de cette eau, aura encore soif, mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai, n'aura jamais soif. L’eau que je lui donnerai, deviendra en lui une fontaine d'eau jaillissante pour la vie éternelle. » C'est-à-dire Jacob vous paraît puissant et admirable, parce qu'il vous a donné l'eau de ce puits, que direz-vous donc si je vous donne une eau bien meilleure. Il ne déprécie pas l'eau de ce puits, il lui en indique simplement une d'une qualité bien supérieure ; il ne dit point que cette eau est vile et méprisable, mais il donne un fait qui est attesté par l'expérience, c'est que celui qui boira de cette eau aura encore soif. 

Nôtre-Seigneur donne la raison des propriétés merveilleuses de cette eau qui doit étancher la soif à tout jamais : « Mais l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une fontaine d'eau vive qui rejaillira jusque dans la vie éternelle, » paroles qui équivalent à celles-ci : Celui qui aurait une source au dedans de lui-même, n'éprouverait jamais le besoin de la soif ; ainsi en sera-t-il de celui qui boira cette eau que je lui donnerai.
Origène
Examinez s'il ne serait pas possible dans le sens allégorique, de voir dans cette fontaine de Jacob l'ensemble des saintes Ecritures ; l'eau que donne Jésus, ce sont les mystères que contiennent les saintes Ecritures, et qu'il n'est pas donné à tout le monde d'approfondir ; car la lettre de l'Ecriture a été dictée par des hommes, mais ces mystères que l'œil de l'homme n'a point vus, que son oreille n'a point entendus, que le cœur de l'homme n'a point compris, peuvent être reproduits par les Ecritures ; or ils découlent de cette source qui rejaillit jusqu'à la vie éternelle, c'est-à-dire de l'Esprit saint qui est un esprit de sagesse, et sont révélés à ceux qui ne portent plus en eux-mêmes au cœur d'homme, et qui peuvent dire avec l'Apôtre : « Pour nous, nous avons l'esprit de Jésus-Christ. » (1 Co 2, 16.) Celui donc qui n'entre point dans la profondeur des paroles, peut bien goûter quelques instants de repos, mais pour retomber bientôt dans le doute. Celui, au contraire, qui boit de l'eau que Jésus lui donne, voit jaillir en lui la source de toutes les vérités qu'il cherche à connaître, et à mesure que l'eau s'élève, son âme s'envole à la suite de cette eau qui jaillit jusqu'à la vie éternelle. Cette femme voulait, sans recourir à l'eau de Jacob, parvenir à la vérite à la manière des anges, et par une voie supérieure à celle des hommes ; car les anges n'ont point besoin de l'eau de Jacob pour étancher leur soif, mais chacun d'eux a au dedans de lui une fontaine d'eau qui sort du Verbe et qui rejaillit jusqu'à la vie éternelle : « Cette femme lui dit donc : Seigneur, donnez-moi cette eau. » Or. ici-bas, il est impossible de recevoir l'eau qui est donnée par le Verbe. sans puiser à la fontaine de Jacob ; aussi lorsque la Samaritaine loi demande cette eau, Jésus semble lui dire qu'il ne peut lui en donner qu'en puisant à la fontaine de Jacob : or Jésus lui dit : Allez, appelez votre mari, et venez ici. » Si nous avons soif, nous ne devons d'abord chercher à nous rafraîchir qu'avec l'eau de la fontaine de Jacob ; car selon la doctrine de l'Apôtre : la loi est comme le mari de l'âme. (Rm 7)