Jean 19, 9
Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : « D’où es-tu ? » Jésus ne lui fit aucune réponse.
Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : « D’où es-tu ? » Jésus ne lui fit aucune réponse.
Et étant entré de nouveau dans le prétoire. Cf. 18, 33. Dominé par
cette impression, Pilate veut interroger de nouveau l’accusé. - D’où es-tu ? La question est laissée à dessein
dans un certain vague. Entendu à la façon ordinaire, « d’où » désignait la patrie terrestre de Jésus ; mais le
gouverneur avait l’espoir de découvrir, dans les renseignements que le divin prisonnier lui donnerait sur son
origine, quelques données sur sa véritable nature. - Mais Jésus ne lui fit pas de réponse. A quoi bon répondre
en pareil cas ? Cf. Matth. 7, 6. Pilate aurait-il donc compris ? La réponse antérieure, 18, 37, était d’ailleurs
suffisante. Ce mélange admirable du silence de N.-S. Jésus-Christ et de ses réponses marquées au coin de la
sagesse céleste n’est pas un des côtés les moins beaux de sa Passion. Voyez sa conduite analogue devant le
Sanhédrin, Matth. 26, 62-64, et chez Hérode, Luc. 23, 6-12. « Quand ne répondait pas, il se taisait comme
une brebis (Is. 53, 7) ; quand il répondait, il enseignait comme un pasteur », S. Aug. Traité sur S. Jean. 116,
5.
Pilate, saisi de crainte, adresse à Jésus une nouvelle question: «Et, étant rentré dans le prétoire, il dit à Jésus: D'où êtes-vous ?» Il ne lui demande plus: Qu'avez-vous fait? Mais Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui avait entendu dire qu'il était né, et qu'il était venu pour rendre témoignage à la vérité, et que son royaume n'était pas de ce monde; son devoir était donc de résister courageusement à ses ennemis, et de le délivrer; mais au contraire il se laisse entraîner par les injustes fureurs des Juifs: Jésus ne lui fait donc aucune réponse, parce que les questions de Pilate n'étaient pas sérieuses. D'ailleurs ses oeuvres lui rendaient un témoignage assez éclatant, et il ne voulait point triompher de ses accusateurs par ses discours et par l'habileté de ses moyens de défense pour montrer qu'il était venu volontairement pour souffrir.