Jean 18, 34
Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
Jésus répondit. Formule d’introduction que nous retrouverons encore aux versets 36 et 37. Elle est
très solennelle dans sa simplicité. Cette première réponse de Jésus à Pilate n’est citée que par S. Jean. Il est
à remarquer qu’elle n’est ni négative, ni positive. « Dire Non, c’eût été mentir à la vérité ; dire Oui, c’était
induire en erreur celui qui posait la question ». Le Sauveur suit donc une voie intermédiaire, et il répond,
comme il aimait à le faire, par une contre-question. - Dis-tu cela (que je suis le roi des Juifs) de
toi-même ? De ton propre mouvement, d’après tes connaissances personnelles. - Ou d’autres te l’ont-ils
dit… On le voit, Notre-Seigneur tient à établir une importante distinction à propos de sa royauté. A quel
point de vue se plaçait Pilate en lui demandant s’il était roi ? Il pouvait parler de lui-même, et dans ce cas
le mot « roi » avait sur ses lèvres païennes un sens purement politique ; il pouvait avoir été informé par
« d’autres », c’est-à-dire par les Juifs, ennemis de Jésus, et alors il s’agissait d’un empire spirituel,
religieux. Ce n’est qu’après la réplique du gouverneur que Jésus précisera nettement, v. 36, la vraie nature
de son royaume.
«Jésus lui répondit: Dites-vous cela, de vous-même, ou d'autres vous l'ont-ils dit de moi ?» Le Sauveur semble reprocher indirectement à Pilate de juger ici à la légère et sans discernement comme s'il lui disait: Si vous dites cela de vous-même, donnez les preuves de ma rébellion, et si d'autres vous l'ont dit de moi, faites une enquête dans les formes.