Jean 18, 23
Jésus lui répliqua : « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal ? Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »
Jésus lui répliqua : « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal ? Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »
« Quoi de plus vrai, de plus doux et de plus juste que
cette réponse ? », demande à bon droit S. Augustin, Traité sur S. Jean, 113, 4. C’est, sous la forme d’un
dilemme irréfutable, une majestueuse et calme protestation de Notre-Seigneur. - Si j’ai mal parlé. Il est
probable que ces mots font plutôt allusion à la prédication entière de Jésus-Christ, à sa « doctrine » (v.19),
qu’à la réponse qu’il venait d’adresser à Caïphe. - Montre ce que j’ai dit de mal. Fournis à qui de droit les
preuves réclamées par la loi ; en aucune hypothèse tu ne peux ainsi me frapper de ta propre autorité.
C'est-à-dire, si vous trouvez quelque chose à reprendre dans ce que je viens de dire, prouvez que j'ai mal parlé; si vous ne le pouvez pas, pourquoi cet acte de cruauté? Ou bien encore, si l'enseignement que j'ai donné dans les synagogues est blâmable, faites-le connaître au prince des prêtres; si au contraire cet enseignement est irrépréhensible à ce point que vous en étiez dans l'admiration, pourquoi me frappez-vous maintenant, puisque vous ne pouviez vous empêcher d'admirer auparavant ?
Ici s'accomplit cette prophétie: «J'ai abandonné mes joues à ceux qui me frappaient» ( Is 1, 6). Or, Jésus frappé injustement, répond avec douceur: «Si j'ai mal parlé, montrez ce que j'ai dit de mal; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappez-vous ?»