Jean 16, 26
Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous,
Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous,
En ce jour-là (Cf. v. 23 et l'explication) vous demanderez en mon nom. « En
ce jour là » par opposition à « jusqu’à présent » du v. 24. Jésus venait de constater que jusqu'alors les apôtres
n'avaient pas prié en son nom. - Et je ne vous dis pas que... D'après quelques interprètes, la pensée du
Sauveur serait : Je n'ai pas besoin de vous dire que je prierai pour vous, car il est évident que je le ferai. Mais
tel n'est pas le véritable sens, lequel est nettement déterminé par le v. 27. Mon Père vous aime, et il vous
accordera de lui-même toutes les grâces dont vous aurez besoin ; il n'est donc pas nécessaire que je vous
promette mon intercession. Toutefois, dit fort bien Tolet, h. l., « Remarque que Jésus n’a pas nié qu’il
demanderait. Car il n’a pas dit : je ne demanderai pas, mais je ne dis pas que je demanderai, afin d’exclure la
nécessité de son intervention ». Cf. Maldonat. C'est la figure de rhétorique appelée prétérition. Sur la
médiation et les prières de N.-S. Jésus-Christ dans le ciel, comparez les passages 14, 16 ; Rom. 8, 34 ; Hebr.
7, 25 ; 9, 24 ; 1 Joan. 2, 1 et s., etc. - Je prierai. Le pronom est très accentué. Sur l’emploi du verbe grec
correspondant à prier, voyez 14, 16 et la note : c'est ordinairement la demande d'un égal à un égal. - Pour
vous : à votre sujet ; nuance délicate qui s'accorde fort bien avec le contexte.
Il leur donne encore un nouveau motif de confiance, c'est qu'ils recevront dans leurs tentations le secours d'en haut: «En ce jour-là, vous demanderez en mon nom», c'est-à-dire, je vous déclare que mon Père vous aime à ce point, que vous n'aurez plus besoin de mon intervention: «Et je ne vous dis point que je prierai mon Père pour vous», etc. Mais ce ne doit pas être pour eux une raison de s'éloigner du Sauveur, comme s'ils n'en avaient plus besoin, et c'est pour cela qu'il ajoute: «Parce que vous m'avez aimé», c'est-à-dire, mon Père vous aime, parce que vous m'avez aimé, si donc vous veniez à vous détacher de mon amour, vous perdriez immédiatement l'amour de mon Père.