Jean 14, 5
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Thomas lui dit. Le narrateur omet cette fois l'épithète accoutumée
de Didyme. Cf. 11, 16 ; 20, 24 ; 21, 2. Quelle étonnante simplicité dans la question de S. Thomas ! Jusqu'à la
fin les apôtres demeurent imbus de leurs préjugés messianiques ; ils ont la plus grande peine à croire que leur
Maître va mourir. - Sous le couvert du titre accoutumé, Domine (Cf. 13, 36 ; 14, 8, 22), c'est un démenti
formel qu'il donne à Notre Seigneur : nous ne savons pas où vous allez. Parlant au nom de tous, il affirme
qu'ils ignorent le terme de ce mystérieux voyage sur lequel Jésus était revenu déjà plusieurs fois : comment
donc connaîtraient-ils la route ? C'est une pure impossibilité : comment pourrions-nous savoir le chemin ? -
Quelques auteurs ont vu, non sans quelque raison, dans l'interrogation de S. Thomas, un reflet de sa nature
sceptique.
Si les Juifs, qui ne demandaient pas mieux que de se séparer de Jésus-Christ, l'interrogeaient sur le lieu où il devait aller, combien plus les disciples qui ne voulaient pour rien en être séparés, désiraient savoir où il allait? aussi lui font-ils cette question dans un sentiment mêlé d'amour et de crainte: «Thomas lui dit: Seigneur, nous ne savons où vous allez».