Jean 13, 3
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu,
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu,
Nous croyons et confessons que Jésus de Nazareth, né juif d’une fille d’Israël, à Bethléem, au temps du roi Hérode le Grand et de l’empereur César Auguste ; de son métier charpentier, mort crucifié à Jérusalem, sous le procureur Ponce Pilate, pendant le règne de l’empereur Tibère, est le Fils éternel de Dieu fait homme, qu’il est " sorti de Dieu " (Jn 13, 3), " descendu du ciel " (Jn 3, 13 ; 6, 33), " venu dans la chair " (1 Jn 4, 2), car " le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité (...). Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu et grâce pour grâce " (Jn 1, 14. 16).
Une autre science de Jésus, supérieure encore à
celle du v. 1, est ici décrite par l'écrivain sacré. Nous voyons par là que le Sauveur agissait dans la pleine et
entière connaissance de sa dignité infinie. « Ayant l’intention de parler de la si grande humilité du Seigneur,
il a voulu d’abord attirer l’attention sur sa majesté seigneuriale ». S. Augustin,, h. l. - Trois détails de cette
science sont relevés tour à tour. 1° Jésus connaît la communication ineffable que son divin Père lui a faite de
sa toute-puissance : le Père avait remis toutes choses (tout sans exception) entre ses mains. C'est une autorité
souveraine, un pouvoir absolu qu'il a dès à présent « dans ses mains ». Remarquez cette locution pittoresque,
déjà employée précédemment, 3, 35. Comp. Aussi 17, 2 ; Matth. 11, 27 ; Eph. 1, 22 ; Phil. 2, 9-11. L'emploi
du temps passé, « avait remis », est pareillement à noter, surtout à ce moment où Jésus va paraître si faible et
comme abandonné par son Père. Il n'est pas question d'une future transmission de pouvoirs, mais d'une
puissance déjà et irrévocablement concédée. - 2° Jésus connaît son origine et sa mission, l'une et l'autre
divines : Il était sorti de Dieu. Cf. 3, 31, et surtout 8, 42. - 3° Jésus connaît sa prochaine glorification dans le
ciel : Il retournait à Dieu. Son œuvre de rédemption accomplie, il ira bientôt (dans le texte grec, au présent et
avec un adverbe exprimant l'ascension) se rasseoir à la droite de Dieu le Père, pour y jouir d'une splendeur et
d'un bonheur éternels.
Comme le Père lui avait remis toutes choses entre les mains, c'est-à-dire, le salut des fidèles, il jugeait convenable de leur enseigner tout ce qui pouvait contribuer à leur salut. Il savait également qu'il était sorti de Dieu et qu'il retournait à Dieu, il ne pouvait donc diminuer sa gloire en lavant les pieds de ses disciples, car cette gloire il ne l'avait point usurpée et il n'y a que ceux qui usurpent injustement les honneurs, qui refusent de s'abaisser dans la crainte de perdre les dignités dont ils se sont emparé sans aucun droit.
Le Père lui a remis toutes choses entre les mains, c'est-à-dire, a tout remisa son action, à sa puissance, car mon Père, dit le Sauveur, ne cesse d'agir jusqu'à présent, et moi-même j'agis également. Ou bien encore, son Père a remis tout entre ses mains qui embrassent toutes choses, afin que toutes choses lui soient soumises.