Jean 11, 55
Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque.
Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque.
Pour se purifier : ceux qui avaient commis quelque faute, encouru quelque impureté légale, désiraient se purifier d’avance à Jérusalem, afin de pouvoir, immédiatement après, célébrer convenablement la Pâque.
Or la Pâque des Juifs était proche. La dernière
Pâque de la vie du Sauveur. C’est sans doute par opposition avec la Pâque chrétienne que S. Jean l’appelle
Pâque des Juifs. - Et beaucoup montèrent (l’expression technique pour désigner les voyages à la capitale
juive) de cette région à Jérusalem : de la campagne située aux environs de Jérusalem. - Pour se purifier.
Ceux d’entre les Juifs qui avaient contracté quelque impureté légale ne pouvaient participer au grand
sacrifice pascal. Cf. 18, 28 et le commentaire. Ils allaient donc à Jérusalem avant la fête avant la Pâque afin
de se faire purifier par les prêtres. Quelques-unes de ces souillures légales imposaient des expiations
particulières, qui ne pouvaient avoir lieu que dans le temple et qui devaient durer plusieurs jours. Cf. Num. 6,
1-21 ; 2 Par. 30, 16-20 ; Act. 21, 24. Ainsi qu’on l’a justement observé, un Juif seul pouvait signaler un pareil
détail.
Ils se rendirent à Jérusalem avant la Pâque pour se purifier, parce que ceux qui s'étaient rendus coupables d'une faute volontaire ou involontaire ne célébraient point la Pâque avant de s'être purifiés, selon la coutume, par des bains, par des jeûnes, en se rasant les cheveux, et aussi en faisant les offrandes qui étaient commandées à cet effet. C'est donc pendant le temps qu'ils accomplissaient ces purifications légales qu'ils cherchent à tendre des pièges au Sauveur. « Ils cherchaient donc Jésus, et se disaient les uns aux autres : Que pensez-vous de ce qu'il n'est pas venu pour la fête ? »