Jean 10, 41
Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. »
Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. »
Le
souvenir de Jean-Baptiste et du témoignage si formel qu'il avait rendu à N.-S. Jésus-Christ était encore très
vivant dans cette contrée, où, du reste, les Pharisiens et les hiérarques n'exerçaient pas la même influence
qu'en Judée. - Et ils disaient. L'imparfait après l'aoriste. C'était devenu un dire incessant. - Quia est
récitatif comme aux vv. 34 et 36. - Jean n’a fait... (par contraste avec Jésus). Cette multitude amie
alléguait ainsi le double motif qui l'avait amenée à croire en Jésus comme au Messie promis. Premier
motif : S. Jean, quoique si puissant et si visiblement envoyé de Dieu, n’a fait aucun miracle. Note
importante pour la vie du Précurseur. Il y a ici un sous-entendu manifeste : Jésus, au contraire, a opéré de
nombreux prodiges.
Il dit: « Où Jean était d'abord, » c'est-à-dire dès ses premières années. Pendant le séjour que Jésus, y fit, l'Evangéliste nous raconte qu'un grand nombre de personnes vinrent le trouver : « Et un grand nombre de personnes vinrent à lui, et ils disaient : Jean n'a fait aucun miracle. »
Voyez la force de leurs raisonnements : « Jean, disent-ils, n'a fait aucun miracle. Jésus, au contraire, en a fait de nombreux. ce qui établit sa supériorité et sa prééminence. Cependant il ne faut pas croire pour cela que parce que Jean n'a fait aucun miracle, son témoignage soit sans autorité, aussi ajoutent-ils : « Tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Si Jean n'a fait aucun miracle, tous les témoignages qu'il a rendus à Jésus sont véritables. Donc si l'on devait ajouter foi aux témoignages de Jean, à plus forte raison doit-on croire à celui qui, à l'autorité de ce témoignage, joint encore l'autorité des miracles. C'est ce qui eut lieu en effet : «Et beaucoup crurent en lui. »