Jean 10, 26

Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.

Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
Louis-Claude Fillion
Mais vous (encore avec l'accent) ne croyez pas. De nouveau Jésus leur reproche leur incrédulité, si coupable après tant de preuves. Il la rapporte ensuite à son véritable motif : parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Quoique plusieurs semaines se fussent écoulées depuis son dernier discours, il pouvait leur rappeler l'allégorie du bon pasteur, qui avait fait sur eux une vive impression. Cf. 5. 19. Or il y avait dit que ses brebis le connaissaient et le suivaient, vv. 4, 14 ; mais ces Juifs ennemis ne faisaient point partie de son troupeau. - A la fin du verset, on lit dans la Recepta : καθὼς εἶπον ὑμῖν, « comme je vous l’ai dit ». Ces mots, omis par les manuscrits א, B, K, L, les versions égypt., italiq., la Vulgate, etc., sont probablement une addition tardive.
Saint Jean Chrysostome
Comme ils paraissaient vouloir se rendre à l'évidence seule de ses paroles, eux que tant d'œuvres miraculeuses n'avaient pu persuader, il confond leur malice et semble leur dire : Si vous ne croyez pas à mes œuvres, comment croirez-vous à mes paroles ? et il leur fait connaître la raison de leur peu de foi : « Mais vous ne croyez point, parce que vous n'êtes point de mes brebis. »