Jean 10, 2

Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis.

Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis.
Louis-Claude Fillion
Beau contraste. Le bon pasteur entre par la porte, lui seul est autorisé à entrer. Cf. v. 9. - Le berger des brebis. Dans le grec, il n'y a pas d'article devant ποιμήν. La pensée est générale : un berger de brebis. Voilà donc le signe distinctif du vrai pasteur : il entre par la porte dans la bergerie. Mais comme Jésus lui-même est cette porte (vv. 7 et 9), au moral cela signifiera la nécessité d'une vocation vraiment divine pour devenir pasteur des âmes. Entrer dans le sacerdoce sans vocation, c'est escalader par un autre endroit, à la façon du voleur et du bandit.
Saint Jean Chrysostome
Vous avez vu la description du voleur, voici celle du pasteur : « Mais celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis. »

Comme les Juifs traitaient Jésus d'imposteur et confirmaient cette opinion par leur incrédulité, en disant : « Qui d’entre les princes du peuple a cru en lui ? » il leur signifie que pour avoir refusé de l'écouter, ils sont exclus du nombre de ses brebis : « Et les brebis entendent sa voix. » Si en effet, c'est un signe distinctif du pasteur d'entrer par la porte, comme Nôtre-Seigneur lui-même est entré, c'est se séparer du troupeau de ses brebis que de refuser d'écouter sa voix.