Jean 10, 15

comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.

comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
Concile œcuménique
L’Église, en effet, est le bercail dont le Christ est l’entrée unique et nécessaire (Jn 10, 1- 10). Elle est aussi le troupeau dont Dieu a proclamé lui-même à l’avance qu’il serait le pasteur (cf. Is 40, 11 ; Ez 34, 11s.), et dont les brebis, quoiqu’elles aient à leur tête des pasteurs humains, sont cependant continuellement conduites et nourries par le Christ même, Bon Pasteur et Prince des pasteurs (cf. Jn 10, 11 ; 1 P 5, 4), qui a donné sa vie pour ses brebis (cf. Jn 10, 11-15).
Louis-Claude Fillion
Comme (Καθὼς dit beaucoup plus que ωσπερ) le Père me connaît... Les relations de N.-S. Jésus-Christ avec les siens sont tellement intimes, qu'il peut les comparer à celles qui l'unissent à son Père céleste. Cf. 14, 20 ; 15, 10 ; 17, 8 ; 10, 18, 21. Rapprochement sublime, qui nous confère un si grand honneur. - Et je donne ma vie... Ce beau refrain avait sa place toute marquée après une pareille assertion. Voyez la note du v. 11.
Saint Grégoire le Grand
La preuve évidente que je connais mon Père, et que mon Père me connaît, c'est que je donne ma vie pour mes brebis, c'est-à-dire, la charité qui me porte à sacrifier ma vie pour mes brebis, fait voir la grandeur de l'amour que j'ai pour mon Père.
Saint Jean Chrysostome
Gardez-vous de croire cependant que la connaissance de Jésus-Christ et celle des brebis soit la même : « Comme mon Père me connaît, ajoute-t-il, et que moi-même je connais mon Père, » etc., c'est-à-dire, je le connais avec autant de certitude qu'il me connaît lui-même, la connaissance du Père et du Fils est donc la même, il n'en est pas de même de la connaissance des brebis, car il ajoute : « Et je donne ma vie pour mes brebis. »