Jean 1, 47
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »
C’est toujours la même fraîcheur et la même délicatesse de récit. Quelle
simplicité pourtant ! - Et il dit de lui : Jésus s’adressait directement à ses premiers disciples, S. Pierre, S.
André et S. Jean : mais il parla de manière à être entendu de Nathanaël, qui était déjà tout auprès de lui. -
Voici un véritable Israélite. De nouveau (Cf. verset 42), Notre-Seigneur manifesta sa connaissance
surnaturelle du cœur humain, en décrivant le caractère intime de Nathanaël. Bien des Juifs n’étaient alors fils
d’Israël que selon la chair et par le nom (1 Cor ; 10, 18) : l’ami de Philippe l’était, au contraire, en toute
réalité. - En qui il n’y a pas de tromperie. Ces mots expliquent les précédents et contiennent une allusion à
l’histoire du grand ancêtre des Juifs. Voyez Gen. 25, 27, où Jacob est appelé d’après la Vulgate en hébreu :
« un homme sans détours ».
Nathanaël, en refusant d'admettre que le Christ devait sortir de Nazareth, fait voir l'étude approfondie qu'il avait faite des Écritures; et en consentant à suivre celui qui lui annonçait sa présence, il montre le vif désir qu'il avait de voir le Christ, car il présumait que Philippe pouvait se tromper sur le lieu de sa naissance:«Jésus voyant venir Nathanaël, dit de lui: Voici un vrai Israélite, dans lequel il n'y a point de ruse». Il ne croit pas devoir lui faire aucun reproche, bien que d'après ses paroles, il n'eut pas cru à l'instant même, parce qu'il s'attachait plus que Philippe aux indications des oracles prophétiques. Jésus porte donc de lui ce jugement: «Voici un vrai Israélite, dans lequel il n'y a pas de ruse», parce que ses paroles ne respirent ni flatterie ni aversion.